Maudits soient les yeux fermés
“Mais qu’est-ce tu veux qu’j’dise d’autre que c’que j’suis, chaque jour on me dicte ces lignes,
On souligne les plus tristes. Prie plus, flippe, j’rie peu, j’parle de moins en moins.
Mon seul lien avec les miens, reste l’écriture. Une délivrance, elle m’libère de mes délires denses.
Mes récits rance, soutiennent, faut qu’j’déballe tous, le mal m’rend fou.
Faut qu’j’parle. Qu’on râle, j’m’en fou, j’m’étale devant vous.
Souvent, lute au plus haut degrés. J’plonge pour écrire un sourire, mais ma plume flanche.
Feuille blanche, étanche aux choses gaies, c’est étrange.
C’est pas qu’je veux pas, mais j’peux pas. J’ai pas la tête à la fête.
C’est p’tre que je ne suis que le fruit de mon époque,
La vie se comporte durement, m’impose indûment cette prose puante à haute dose.
Une forte névrose, a son faite m’isole, m’neutralise bicole, pour j’rigole, faut qu’picole.
Mes textes, j’voudrai que t’en rie, mais j’dis qu’ca pars mal.
Croire en demain, on a le droit, mais au fond, j’m’attend pas à tant que ça.
Entend sale son, garçon. Si ca sens le souffre, c’est que je te souffle ma vie.
Que s’ouvre à toi, ceux qui souffrent, alors profite en, tant que c’n’est qu’un disque.
Que tant d’fatalité, grâce, m’reste qu’ma réalité.
Si j’arrivai seulement à rire, mais rien m’amuse.
Mon cœur, mes textes, comme les temps sont durs, mais qu’est-ce tu veux j’te dise, tu sais, les tensions dures. Réminiscence sombre au couleur d’améthyste. Mais qu’est-ce tu veux j’te dise, tu sais, mon âme est triste. “








